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<title>André Daix</title>
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<h1 id="firstHeading" class="firstHeading mw-first-heading"><span class="mw-page-title-main">André Daix</span></h1>
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<div id="mw-content-text" class="mw-body-content mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr"><div class="mw-content-ltr mw-parser-output" lang="fr" dir="ltr"><div class="infobox_v3 infobox infobox--frwiki noarchive large"><div class="entete icon bd" style="background-color:#EAAC00;color:#000000"><div>André Daix<style data-mw-deduplicate="TemplateStyles:r224760521">
/* start https://fr.wikipedia.org/ */
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</style></div></div><div><div class="images" style="padding:2px 0"></div></div><table><caption style="color:#000000;text-align:center;background-color:#EAAC00">Biographie</caption><tbody><tr class=""><th scope="row">Naissance</th><td class=""><div>
<span class="wd_p569"><time class="nowrap date-lien" datetime="1901-01-21" data-sort-value="1901-01-21"><a href="21_janvier" title="21 janvier">21</a> <a href="Janvier_1901" title="Janvier 1901">janvier</a> <a href="1901" title="1901">1901</a></time></span><br><span class="wd_p19"><a href="Dreuil-Hamel" title="Dreuil-Hamel">Dreuil-Hamel</a></span></div></td></tr><tr class=""><th scope="row">Décès</th><td class=""><div>
<span class="wd_p570"><time class="nowrap date-lien" datetime="1976-12-27" data-sort-value="1976-12-27"><a href="27_d%C3%A9cembre" title="27 décembre">27</a> <a href="D%C3%A9cembre_1976" title="Décembre 1976">décembre</a> <a href="1976" title="1976">1976</a></time></span> (à 75 ans)<br><span class="wd_p20"><a href="Vincennes" title="Vincennes">Vincennes</a></span></div></td></tr><tr class=""><th scope="row">Nom de naissance</th><td class=""><div>
<span class="wd_p1477">André Pierre Delachanal</span></div></td></tr><tr class=""><th scope="row">Nationalité</th><td class=""><div>
<span class="wd_p27"><a href="France" title="France">française</a></span></div></td></tr><tr class=""><th scope="row">Activité</th><td class=""><div>
<span class="wd_p106"><a href="Bande_dessin%C3%A9e" title="Bande dessinée">Dessinateur de bandes dessinées</a></span></div></td></tr></tbody></table></div>
<p><b>André Delachanal</b>, dit <b>André Daix</b>, né le <time class="nowrap" datetime="1901-01-21" data-sort-value="1901-01-21">21 janvier 1901</time> à <a href="Dreuil-Hamel" title="Dreuil-Hamel">Dreuil-Hamel</a> dans la <a href="Somme_(d%C3%A9partement)" title="Somme (département)">Somme</a> et mort le <time class="nowrap" datetime="1976-12-27" data-sort-value="1976-12-27">27 décembre 1976</time> à <a href="Vincennes" title="Vincennes">Vincennes</a>, est un auteur de bande dessinée français.
</p><p>Après avoir travaillé dans l’animation, dans les années 1930, il se recentre sur le dessin de presse en publiant des dessins humoristiques. Il connaît un grand succès en créant en 1934, <i>Les Aventures du <a href="Professeur_Nimbus" title="Professeur Nimbus">Professeur Nimbus</a></i>. Quelques années plus tard, il adhère au <a href="Mouvement_franciste" class="mw-redirect" title="Mouvement franciste">mouvement franciste</a> et s’engage dans la <a href="Collaboration_en_France" title="Collaboration en France">collaboration entre la France et l’Allemagne nazie</a> durant la <a href="Seconde_Guerre_mondiale" title="Seconde Guerre mondiale">Seconde Guerre mondiale</a>. Inquiété après guerre, il choisit la fuite pour éviter les <a href="%C3%89puration_%C3%A0_la_Lib%C3%A9ration_en_France" title="Épuration à la Libération en France">représailles</a>. Il continue le dessin tout en délaissant un peu la bande dessinée sous de fausses identités notamment au <a href="Portugal" title="Portugal">Portugal</a> et en <a href="Am%C3%A9rique_du_Sud" title="Amérique du Sud">Amérique du Sud</a>. Après une vie précaire durant ces années d’exil, il est de retour en France où il continue de dessiner pour la presse jusqu’à sa mort en 1976.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="André_Daix_:_de_ses_débuts_à_la_consécration"><span id="Andr.C3.A9_Daix_:_de_ses_d.C3.A9buts_.C3.A0_la_cons.C3.A9cration"></span>André Daix : de ses débuts à la consécration</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="D’André_Delachanal_à_André_Daix"><span id="D.E2.80.99Andr.C3.A9_Delachanal_.C3.A0_Andr.C3.A9_Daix"></span>D’André Delachanal à André Daix</h3></div>
<p>André Pierre Delachanal naït à Dreuil-Hamel, ancienne commune française du département de la Somme, le <time class="nowrap" datetime="1901-01-21" data-sort-value="1901-01-21">21 janvier 1901</time> dans la ferme de ses parents. Il est issu de la classe populaire. Il effectue les premières années de sa scolarité dans la commune voisine d’<a href="Oisemont" title="Oisemont">Oisemont</a> puis à <a href="Aumale_(Seine-Maritime)" title="Aumale (Seine-Maritime)">Aumale</a> au sein du collège privé Saint-Joseph. En <time class="nowrap" datetime="1917-12" data-sort-value="1917-12">décembre 1917</time>, après avoir obtenu son brevet de capacité de l’enseignement primaire, il devient instituteur<sup id="cite_ref-sauverd18_1-0" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd18-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. C’est durant cette période qu’il quitte la ferme de ses parents pour tenter sa chance à <a href="Paris" title="Paris">Paris</a>. Durant quelque temps, il parvient à gagner un peu d’argent en vendant des journaux dans les rues de la capitale puis il part travailler à l’étranger comme illustrateur et journaliste. En 1919, il se trouve au Royaume-Uni et est diplômé de la <i><a href="John_Hassall_(illustrateur)" title="John Hassall (illustrateur)">John Hassal Correspondence School of Art</a></i> de <a href="Londres" title="Londres">Londres</a>. À partir de ce moment-là, il commence à publier plusieurs de ses dessins dans le <i>Gest Journal</i>, une revue publicitaire pour les représentants de l’entreprise <a href="Gestetner" title="Gestetner">Gestetner</a><sup id="cite_ref-sauverd18_1-1" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd18-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En 1923, il est de retour en France pour y effectuer son service militaire.
</p><p>En 1924, il se marie avec une vendeuse lilloise, Germaine Van Aken, et leur fille Yvonne naît l’année suivante. La famille s’installe aux <a href="Pays-Bas" title="Pays-Bas">Pays-Bas</a> et en 1928 c’est la naissance de son fils François. De 1928 à 1929, il travaille pour le quotidien d’Amsterdam <i><a href="Algemeen_Handelsblad" title="Algemeen Handelsblad">Algemeen Handelsblad</a></i>. En 1929, tandis que femme et enfants s’installent dans le <a href="Val-d'Oise" title="Val-d'Oise">Val-d'Oise</a> actuel, André Delachanal travaille à Paris. Son fils Jean naît en 1931. Durant cette période, il essaye de percer dans l’animation et de se faire un nom, et adopte un pseudonyme. Dans un premier temps, il signe D’Aix en référence au nom de famille de sa femme : Van Aken qui signifie en français «de la ville d’<a href="Aix-la-Chapelle" title="Aix-la-Chapelle">Aix-la-Chapelle</a>»<sup id="cite_ref-2" class="reference"><a href="#cite_note-2"><span class="cite-bracket">[</span>2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Entre 1929 et 193, il réalise six courts métrages avec des chiens comme héros : <i>Zut Détective, Zut chez les Sorcières, Zut chez les sportifs, Zut avocat, Zut épouse Flûte, Zut, Flûte et Trotte en famille</i>, mais cette production ne remporte pas le succès escompté. Il retourne vers le dessin de presse et commence à publier des dessins humoristiques : en 1929 dans <i><a href="Le_P%C3%AAle-M%C3%AAle" title="Le Pêle-Mêle">Le Pêle-Mêle</a></i> et <i><a href="Pierrot_(magazine)" class="mw-redirect" title="Pierrot (magazine)">Pierrot</a></i>, dans <i>L’Almanach</i> en 1931. Le héros de ses dessins est souvent « Le père Lafraise » mais c’est véritablement en 1934 qu’il connaît un succès international.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Les_Aventures_du_Professeur_Nimbus_:_un_succès_incontesté"><span id="Les_Aventures_du_Professeur_Nimbus_:_un_succ.C3.A8s_incontest.C3.A9"></span>Les Aventures du Professeur Nimbus : un succès incontesté</h3></div>
<p>En 1934, la carrière d’André Pierre Delachanal, désormais signant sous le nom d’André Daix, démarre réellement. Il crée le personnage du <a href="Professeur_Nimbus" title="Professeur Nimbus">Professeur Nimbus</a> pour l’agence de presse <a href="Opera_Mundi" title="Opera Mundi">Opera Mundi</a> de <a href="Paul_Winkler_(%C3%A9diteur)" title="Paul Winkler (éditeur)">Paul Winkler</a>, qui lui demande de créer une bande comique pour le quotidien <i>Le Journal</i>. Pour créer le personnage de Nimbus, André Daix s’inspire de deux modèles. D’<i><a href="Adamson_(bande_dessin%C3%A9e)" title="Adamson (bande dessinée)">Adamson</a></i> d’<a href="Oscar_Jacobsson" title="Oscar Jacobsson">Oscar Jacobsson</a>, il emprunte l’idée d’un personnage presque chauve à l’exception de quelques cheveux sur le crâne, et de <i><a href="Pitche" title="Pitche">Pitche</a></i> d’Aleksas Stonkus il reprend l’idée d’un décor épuré mais pas négligé<sup id="cite_ref-3" class="reference"><a href="#cite_note-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le succès est immédiat. Ce strip muet apparaît pour la première fois le <time class="nowrap" datetime="1934-09-16" data-sort-value="1934-09-16">16 septembre 1934</time> dans <i>Le Journal</i> sous le nom de <i>Les Aventures du professeur Nimbus</i>. La bande est adaptée en dessins animés en 1936. Il est par la suite publié dans <i><a href="Le_Matin_(France)" title="Le Matin (France)">Le Matin</a></i> de <time class="nowrap" datetime="1943-03" data-sort-value="1943-03">mars 1943</time> à <time class="nowrap" datetime="1944-08" data-sort-value="1944-08">août 1944</time><sup id="cite_ref-gaummoliter577_4-0" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter577-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>De 1936 à 1939, les éditions Hachette publient six albums des <i>Aventures du Professeur Nimbus</i>. La maison d’éditions développe une politique d’albums destinés à la jeunesse dès les années 1920. Elle collecte notamment des albums transmédiatiques que l’on peut classer en trois catégories. On retrouve les bandes dessinées françaises paraissant dans la presse nationale, hebdomadaire comme la production d’<a href="Alain_Saint-Ogan" title="Alain Saint-Ogan">Alain Saint-Ogan</a> avec <i><a href="Zig_et_Puce" title="Zig et Puce">Zig et Puce</a></i>, ou encore <i>Les Aventures du Professeur Nimbus</i> d’André Daix. On retrouve par ailleurs des comics strips comme <i><a href="Felix_le_Chat" class="mw-redirect" title="Felix le Chat">Felix le Chat</a></i>, <i><a href="Pim_Pam_Poum" title="Pim Pam Poum">Pim Pam Poum</a></i> ou encore <i><a href="Tarzan" title="Tarzan">Tarzan</a></i>, et enfin la production des studios Disney composée de dessins animés adaptés en bandes dessinées<sup id="cite_ref-5" class="reference"><a href="#cite_note-5"><span class="cite-bracket">[</span>5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. C’est dans cette volonté de développer une politique d’albums depuis les années 1930 que l’on retrouve cette production hétérogène. Les œuvres d’André Daix sont publiées dans une période où la production d’Hachette est dominée par la production <a href="Walt_Disney" title="Walt Disney">Disney</a> et par celle d’<a href="Alain_Saint-Ogan" title="Alain Saint-Ogan">Alain Saint-Ogan</a>.
</p><p>Pour revenir aux <i>Aventures du Professeur Nimbus</i>, il convient de mentionner que c’est une des rares bandes à être publiée dans la presse américaine. En effet, elle est éditée dans quelques journaux de provinces de 1938 à 1940. Après la Libération, Nimbus apparaît le <time class="nowrap" datetime="1946-06-25" data-sort-value="1946-06-25">25 juin 1946</time> dans <i>Résistance</i> sous la signature de J. Darthel. C’est en réalité un pseudonyme qui regroupe un ensemble de dessinateurs anonymes parmi lesquels Rob-Vel, de son véritable nom <a href="Robert_Velter" class="mw-redirect" title="Robert Velter">Robert Velter</a>, qui assure les bandes de 1970 à 1974<sup id="cite_ref-sauverd20_6-0" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd20-6"><span class="cite-bracket">[</span>6<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En 1985 c’est au tour des éditions <a href="Futuropolis_(maison_d'%C3%A9dition)" title="Futuropolis (maison d'édition)">Futuropolis</a> de publier dans leur collection Copyright l’ensemble des <i>Aventures du Professeur Nimbus</i> de la période allant de 1934 à 1940. <i>Opera Mundi</i> choisit d’arrêter de produire la série après le départ de Rob-Vel en 1974.
</p><p>Cependant, Nimbus n’a pas réellement disparu de la presse puisque <i><a href="Le_Progr%C3%A8s_(Lyon)" title="Le Progrès (Lyon)">Le Progrès de Lyon</a></i> en propose une sélection depuis le <time class="nowrap" datetime="1993-01-26" data-sort-value="1993-01-26">26 janvier 1993</time><sup id="cite_ref-gaummoliter577_4-1" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter577-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Il constitue une reprise des gags conçus entre 1990 et 1991 par Pierre Le Goff qui reprend la série pendant une dizaine d’années à partir de 1981<sup id="cite_ref-gaummoliter577_4-2" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter577-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
Le héros, prénommé Nimbus, est d’apparence sérieuse, chauve à l’exception d’un cheveu dressé sur le haut de crâne en forme de point d’interrogation<sup id="cite_ref-beyrand56_7-0" class="reference"><a href="#cite_note-beyrand56-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Il incarne le prototype du savant distrait qui fait beaucoup rire le lectorat. Nimbus est vêtu d’une queue-de-pie avec un nœud papillon et des souliers vernis<sup id="cite_ref-gaummoliter576_8-0" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter576-8"><span class="cite-bracket">[</span>8<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les histoires sont courtes et rassemblent une succession de gags pour distraire les lecteurs. En effet, lorsqu’il ne dispense pas des cours, il exerce des activités diverses comme chef d’orchestre, garçon de café, chirurgien ou encore explorateur<sup id="cite_ref-gaummoliter576_8-1" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter576-8"><span class="cite-bracket">[</span>8<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Par ailleurs, l’absence de bulle semble accentuer le côté mime du personnage<sup id="cite_ref-9" class="reference"><a href="#cite_note-9"><span class="cite-bracket">[</span>9<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les décors sont limités, tout comme le nombre de personnages secondaires. La série est anodine politiquement à l’inverse d’autres productions d’André Daix et c’est une des bandes quotidiennes les plus connues par sa longévité et son humour simplement visuel<sup id="cite_ref-gaummoliter577_4-3" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter577-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Une_œuvre_abondante_jusqu’au_déclenchement_de_la_Seconde_Guerre_mondiale"><span id="Une_.C5.93uvre_abondante_jusqu.E2.80.99au_d.C3.A9clenchement_de_la_Seconde_Guerre_mondiale"></span>Une œuvre abondante jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale</h3></div>
<p>Après le succès des <i>Aventures du Professeur Nimbus</i>, la collaboration d’André Daix avec <i>Opera Mundi</i> continue. Il s’agit davantage d’une production à destination de la jeunesse. L’agence de presse lui confie la réalisation des <i>Aventures des Fratellini</i>, une planche hebdomadaire reprenant les trois clowns <a href="Famille_Fratellini" title="Famille Fratellini">Fratellini</a> en l’adaptant en bandes dessinées. La bande est publiée de 1935 à 1937 dans <i>Ric et Rac</i>. À la différence des <i>Aventures du Professeur Nimbus</i>, il ne s’agit pas d’une <a href="Bande_dessin%C3%A9e_muette" title="Bande dessinée muette">bande dessinée muette</a>. La bande, en noir et blanc, met en scène les aventures de trois clowns. Elle est présente sur une demi-page du journal. Elle est courte puisqu’elle est à destination des enfants comme cela est mentionné sur la page du journal<sup id="cite_ref-daix349_10-0" class="reference"><a href="#cite_note-daix349-10"><span class="cite-bracket">[</span>10<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Des points communs avec le reste de sa production sont à mentionner. En effet, tout comme dans <i>Les Aventures du Professeur Nimbus</i>, on retrouve la présence d’un décor simple mais présent ainsi que des personnages secondaires restreints au minimum. Par exemple, dans la publication de <time class="nowrap" datetime="1935-11" data-sort-value="1935-11">novembre 1935</time>, les trois clowns sont seulement accompagnés d’un aviateur pour leur permettre d’arriver à destination<sup id="cite_ref-daix349_10-1" class="reference"><a href="#cite_note-daix349-10"><span class="cite-bracket">[</span>10<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>En 1936 pour <i>Le Turbulent</i>, André Daix crée deux bandes : <i>Saladin</i>, bande dessinée muette dont le personnage principal est inspiré de Nimbus, qui parait aussi dans <i>Marseille Matin</i> de 1937 à 1939, ainsi que <i>Les Exploits de Taupinet</i> une série animalière. Cette série porte la marque du dessin d’André Daix et présente elle aussi des ressemblances frappantes au niveau du dessin des personnages avec <i>Les Aventures du Professeur Nimbus</i>. Nous retrouvons le même coup de crayon, les mêmes formes de visage et le décor sommaire. En 1939 Daix publie <i>Polycarpe</i> pour <i><a href="L%E2%80%99Auto" class="mw-redirect" title="L’Auto">L’Auto</a></i>. De plus, pour <i>Opera Mundi</i>, il publie <i>Chiffonnette</i> dans <i><a href="Paris-Soir" title="Paris-Soir">Paris-Soir</a></i> de 1939 à 1940. Ce n’est pas une bande dessinée au service de l’effort de guerre mais plutôt une bande pour distraire le lectorat, à l’inverse de la production engagée qu’il publie durant la Seconde Guerre mondiale<sup id="cite_ref-beyrand56_7-1" class="reference"><a href="#cite_note-beyrand56-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Chacune de ces séries est composée d’une succession de vignettes sans phylactères : ce sont donc des bandes muettes<sup id="cite_ref-gaummoliter206_11-0" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter206-11"><span class="cite-bracket">[</span>11<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. <i>Chiffonnette</i> représente la naïveté et l’insouciance d’une jeune fille qui est là pour divertir la gent masculine et pour profiter de la vie durant cette période où les effets de la guerre ne se font pas encore cruellement sentir<sup id="cite_ref-beyrand56_7-2" class="reference"><a href="#cite_note-beyrand56-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Si elle reste dans un registre divertissant et léger, la bande n’est pas en premier lieu destinée à la jeunesse comme ce fut le cas des bandes présentées précédemment.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Un_dessinateur_engagé"><span id="Un_dessinateur_engag.C3.A9"></span>Un dessinateur engagé</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Un_militant_antisémite_de_la_première_heure"><span id="Un_militant_antis.C3.A9mite_de_la_premi.C3.A8re_heure"></span>Un militant antisémite de la première heure</h3></div>
<p>En <time class="nowrap" datetime="1933-09" data-sort-value="1933-09">septembre 1933</time>, le <a href="Parti_franciste" title="Parti franciste">parti franciste</a> est créé en France par <a href="Marcel_Bucard" title="Marcel Bucard">Marcel Bucard</a> sur les ruines du <a href="Parti_socialiste_national" class="mw-disambig" title="Parti socialiste national">Parti socialiste national</a> de <a href="Gustave_Herv%C3%A9" title="Gustave Hervé">Gustave Hervé</a><sup id="cite_ref-12" class="reference"><a href="#cite_note-12"><span class="cite-bracket">[</span>12<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. André Daix y adhère en 1933, quelques mois après sa création et y reste durant toute la guerre un fidèle partisan. C’est un parti proche du <a href="Fascisme" title="Fascisme">fascisme</a> italien et du <a href="Nazisme" title="Nazisme">parti national socialiste</a> d’<a href="Hitler" class="mw-redirect" title="Hitler">Hitler</a>. En effet, Marcel Bucard, combattant ultranationaliste est un grand admirateur de <a href="Benito_Mussolini" title="Benito Mussolini">Benito Mussolini</a> et souhaite retranscrire en France le parti fasciste italien. Le parti <a href="Antis%C3%A9mite" class="mw-redirect" title="Antisémite">antisémite</a> et anticommuniste reçoit le soutien financier de l’Italie fasciste mais ne réussit pas à fédérer autour de lui un grand nombre d’adhérents. L’idéologie du parti est diffusée par le biais de son propre journal, <i><a href="Le_Franciste" title="Le Franciste">Le Franciste</a></i>, qui est tiré à quinze mille exemplaires en 1933<sup id="cite_ref-13" class="reference"><a href="#cite_note-13"><span class="cite-bracket">[</span>13<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les militants sont fermement opposés à la <a href="Franc-ma%C3%A7onnerie" title="Franc-maçonnerie">franc-maçonnerie</a>, aux <a href="Juif" class="mw-redirect" title="Juif">juifs</a>, au <a href="Capitalisme" title="Capitalisme">capitalisme</a> américain ainsi qu’aux <a href="Socialisme" title="Socialisme">socialistes</a> et aux <a href="Communiste" class="mw-redirect" title="Communiste">communistes</a>. Par ailleurs, très opposés au gouvernement du <a href="Front_populaire_(France)" title="Front populaire (France)">Front populaire</a>, ils participent aux émeutes en portant l’uniforme traditionnel du parti. Il s’agit d’une chemise et d’un béret bleus ainsi que d’une ceinture en cuir avec un revolver<sup id="cite_ref-sauverd20_6-1" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd20-6"><span class="cite-bracket">[</span>6<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le parti est dissous en 1936, avec les autres ligues d’<a href="Extr%C3%AAme_droite" title="Extrême droite">extrême droite</a>, par le Front populaire nouvellement élu. Malgré une reconstruction en 1938 sous le nom de Parti unitaire français d’action socialiste et nationale<sup id="cite_ref-14" class="reference"><a href="#cite_note-14"><span class="cite-bracket">[</span>14<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, le parti n’a plus de réel poids politique.
</p><p>Dès 1934, André Daix met sa production au service du groupuscule puisqu’il réalise des dessins politiques et des caricatures pour le journal du parti <i>Le Franciste</i>. Le caractère antisémite d’André Daix est indéniable. Il partage les thèses extrémistes du parti et est même correspondant de la <a href="Welt-Dienst" title="Welt-Dienst">Welt-Dienst</a>, le centre allemand de la propagande antijuive basé à <a href="Erfurt" title="Erfurt">Erfurt</a><sup id="cite_ref-sauverd20_6-2" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd20-6"><span class="cite-bracket">[</span>6<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Par ailleurs, alors que la Seconde Guerre mondiale éclate, André Daix est mobilisé mais continue son travail de dessinateur.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Une_production_mise_au_service_des_Allemands_durant_la_Seconde_Guerre_mondiale">Une production mise au service des Allemands durant la Seconde Guerre mondiale</h3></div>
<p>Durant la guerre, André Daix est présent dans plusieurs journaux de la presse d’<a href="Occupation_de_la_France_par_l'Allemagne_(Seconde_Guerre_mondiale)" class="mw-redirect" title="Occupation de la France par l'Allemagne (Seconde Guerre mondiale)">Occupation</a> qui est une presse autorisée à paraître et contrôlée par les <a href="Troisi%C3%A8me_Reich" title="Troisième Reich">Allemands</a>. Elle propage donc les thèses nazies. Par exemple de <time class="nowrap" datetime="1940-09" data-sort-value="1940-09">septembre 1940</time> à novembre 1940 dans <i><a href="La_France_socialiste" title="La France socialiste">La France au travail</a></i>, il publie <i>Les Avatars de Monsieur Lebouché</i>. En 1941 dans <i>Le Petit Courrier</i> il publie <i>Les Tribulations du père Lafraise</i>. En 1942, dans <i><a href="Jeune_Force" title="Jeune Force">Jeune Force</a></i>, journal édité par les Jeunesses maréchalistes, il publie <i>Les Mésaventures de Placide</i>.
</p><p>Dans le même temps, entre <time class="nowrap" datetime="1940-11" data-sort-value="1940-11">novembre 1940</time> et <time class="nowrap" datetime="1943-03" data-sort-value="1943-03">mars 1943</time>, il publie dans <i><a href="Le_Matin_(France)" title="Le Matin (France)">Le Matin</a></i>, <i>Le Baron de Crésus</i> dont le personnage ressemble à Nimbus. <i>Le Matin</i> est un journal qui adhère aux thèses nazies et c’est par ailleurs un des premiers à réapparaître après l'entrée des troupes allemandes dans Paris<sup id="cite_ref-chantage6_15-0" class="reference"><a href="#cite_note-chantage6-15"><span class="cite-bracket">[</span>15<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En effet, journal puissant à partir de 1897, il connaît un déclin à l’orée de la <a href="Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale" title="Première Guerre mondiale">Première Guerre mondiale</a> qui s’affirme davantage au début des années 1930. Le journal dérive vers l’extrême droite dès 1932 puis termine par être un actif <a href="Collaboration_en_France" title="Collaboration en France">partisans de la collaboration entre la France et l’Allemagne nazie</a> de 1939 à 1944<sup id="cite_ref-chantage6_15-1" class="reference"><a href="#cite_note-chantage6-15"><span class="cite-bracket">[</span>15<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ainsi, les idées antisémites et nationalistes d’André Daix trouvent leur place dans les colonnes de ce journal. Par ailleurs, dès 1940, il reprend contact avec les francistes qui se sont reformés en 1938. Sous le pseudonyme d’A. Duhamel, en référence à Dreuil-Hamel, le village où il est né, il publie des dessins dans le journal du parti jusqu’en 1942 et finit même par ne plus se cacher et utilise André Daix comme signature. Il réalise des bandes engagées contre ce qu’il considère comme « les mauvais Français » : juifs, francs-maçons, résistants… En 1941 il est chargé par le journal du parti de réaliser une bande de propagande s’inspirant du <i>Baron de Crésus</i> mais la bande ne voit jamais le jour.
</p><p>L’engagement d’André Daix est clairement perceptible à travers la brochure qu’il réalise de la fin de l’année 1941 au début de l’année 1942. Il s’agit des <i>Aventures de Célestin Tournevis</i> qui fait l’apologie du travail volontaire en Allemagne en incitant les Français à s’y engager<sup id="cite_ref-16" class="reference"><a href="#cite_note-16"><span class="cite-bracket">[</span>16<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Cette brochure était destinée à être distribuée dans les bureaux de recrutement pour donner envie aux Français de tenter l’« aventure ». Il s’agit d’un dépliant de <span class="nowrap">4 volets</span> recto-verso correspondant donc à huit pages mesurant dans l’ensemble 19,8 × 15 <abbr class="abbr" title="centimètre">cm</abbr>. Sur une face, une bande dessinée est représentée tandis qu’à l’arrière un texte illustré défend le bénéfice à tirer pour les volontaires du travail en Allemagne. L’histoire raconte le dialogue entre Célestin, un pauvre ouvrier, et son ami Tétembois. Ce dernier le met en garde contre les méfaits du travail volontaire et Célestin finit par trouver plusieurs avantages à l’engagement. Il est donc convaincu, et, de retour en France, il vante les mérites à son ami pour essayer de le convaincre qu’il doit lui aussi s’engager<sup id="cite_ref-sauverd22_17-0" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd22-17"><span class="cite-bracket">[</span>17<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Il s’agit bien d’une bande dessinée moralisatrice et très explicite en termes de propagande pour le régime nazi. Il passe toute la période d’Occupation à réaliser brochures, bandes dessinées, dessins au service du <a href="R%C3%A9gime_de_Vichy" title="Régime de Vichy">régime de Vichy</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Inquiété_et_traqué_après_guerre"><span id="Inqui.C3.A9t.C3.A9_et_traqu.C3.A9_apr.C3.A8s_guerre"></span>Inquiété et traqué après guerre</h3></div>
<p>À la fin de la guerre, alors que l’Allemagne nazie et le régime de Vichy sont vaincus et que les résistants sont auréolés de gloire, les collaborateurs sont <a href="%C3%89puration_%C3%A0_la_Lib%C3%A9ration_en_France" title="Épuration à la Libération en France">traqués et pourchassés</a>. C’est le cas d’André Daix qui choisit de fuir pour éviter l’arrestation et les poursuites. Selon son fils, il aurait cependant tenté de sauver un couple de résistants<sup id="cite_ref-sauverd23_18-0" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd23-18"><span class="cite-bracket">[</span>18<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Quoi qu’il en soit, en <time class="nowrap" datetime="1944-08" data-sort-value="1944-08">août 1944</time>, à la suite de la libération de Paris, sa collaboration durant la guerre est connue de tous et, le <time class="nowrap" datetime="1946-01-08" data-sort-value="1946-01-08">8 janvier 1946</time>, André Daix est jugé par contumace et trouvé coupable d’avoir « entretenu avec l’Allemagne ou ses agents avec intention de favoriser les entreprises de l’Allemagne au préjudice de la France et de ses alliés »<sup id="cite_ref-sauverd23_18-1" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd23-18"><span class="cite-bracket">[</span>18<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Il est condamné à vingt ans de travaux forcés, à l’indignité et à la dégradation nationale ainsi qu’au remboursement des frais du procès. Cependant, André Daix est déjà loin, il disparaît et ses terres dans le département de la <a href="Somme_(d%C3%A9partement)" title="Somme (département)">Somme</a> sont confisquées. Il semble s’éloigner de la bande dessinée<sup id="cite_ref-gaummoliter206_11-1" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter206-11"><span class="cite-bracket">[</span>11<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Fuir_pour_survivre">Fuir pour survivre</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Vingt-cinq_ans_d’exil_entre_le_Portugal_et_l’Amérique_du_sud_:_une_vie_précaire"><span id="Vingt-cinq_ans_d.E2.80.99exil_entre_le_Portugal_et_l.E2.80.99Am.C3.A9rique_du_sud_:_une_vie_pr.C3.A9caire"></span>Vingt-cinq ans d’exil entre le Portugal et l’Amérique du sud : une vie précaire</h3></div>
<p>Dès 1947, André Daix n’existe plus car il se procure des faux papiers pour passer inaperçu et tenter de continuer sa carrière. Il devient Albert André Maniez et commence par fuir en <a href="Belgique" title="Belgique">Belgique</a> puis en <a href="Suisse" title="Suisse">Suisse</a> pour finalement s’installer à <a href="Lisbonne" title="Lisbonne">Lisbonne</a> en <time class="nowrap" datetime="1948-11" data-sort-value="1948-11">novembre 1948</time>. Le choix de Daix de se tourner vers le <a href="Portugal" title="Portugal">Portugal</a> est favorisé par le caractère autoritaire et nationaliste du <a href="Ant%C3%B3nio_de_Oliveira_Salazar" title="António de Oliveira Salazar">régime Salazar</a> depuis 1933. André Daix y est protégé, il reprend sa carrière de dessinateur et publie dans les journaux catholiques. Par exemple dans <i>Diabrete</i> il publie <i>O Tesorro de Velho Indio, No Reino de Oero Negro, O Rapto de Josefina, O Regente Desapareceu</i> mais il dessine aussi une adaptation du roman de <a href="Jules_Verne" title="Jules Verne">Jules Verne</a> : <i><a href="Les_Aventures_du_capitaine_Hatteras" title="Les Aventures du capitaine Hatteras">Aventuras de Capitao Hatteras</a></i>. Il y collabore jusqu’à la disparition de la revue en 1951. Il réalise des romans en images et travaille aussi pour la presse traditionnelle. Il essaye de gagner sa vie comme il peut en cumulant les petits boulots et vit donc une vie d’exil assez précaire. Il renouvelle plusieurs fois son passeport pour pouvoir rester au Portugal et, à la fin de l’année 1952, il part quelque temps en <a href="Am%C3%A9rique_du_Sud" title="Amérique du Sud">Amérique du Sud</a>. Il se rend en <a href="Colombie" title="Colombie">Colombie</a> puis au <a href="Costa_Rica" title="Costa Rica">Costa Rica</a> et continue son travail de dessinateur.
</p><p>Cependant, dessinateur de bandes dessinées n’est plus son travail à part entière. De retour au Portugal au début des années 1960, il réalise en 1975 un dictionnaire de termes d’économie en plusieurs langues : <i>Pequeño Dicionário de Economica</i>. Par ailleurs, Alain Beyrand, responsable du <i>Catalogue encyclopédique des bandes horizontales françaises dans la presse adulte de 1946 à 1975</i>, pense que Daix a sûrement continué anonymement la série Nimbus. Selon Alain Beyrand un élément majeur permet de l’affirmer. Le beau frère de Paul Winkler, Firmin Dablanc détenait des droits sur Nimbus et était resté ami avec Daix puisqu’il était du côté du régime de Vichy. Il aurait abandonné ses droits contre l’autorisation de laisser Daix reprendre Nimbus<sup id="cite_ref-beyrand245_19-0" class="reference"><a href="#cite_note-beyrand245-19"><span class="cite-bracket">[</span>19<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Toujours selon Alain Beyrand, il aurait continué à animer le personnage de Taupinet à travers <i>Les exploits de Taupinet</i>, une série animalière qu’il avait publié dans <i>Turbulent</i> en 1936. En effet, la bande réapparaît en 1947 et est publiée dans <i>Nord Matin</i> de 1950 à 1958 avec plus de 400 bandes. Selon Beyrand il est impensable qu’André Daix ait pu constituer avant guerre autant de bandes sans les publier<sup id="cite_ref-beyrand245_19-1" class="reference"><a href="#cite_note-beyrand245-19"><span class="cite-bracket">[</span>19<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Malgré ces affirmations, rien ne permet de confirmer ou de démentir cette information avancée par Alain Beyrand<sup id="cite_ref-gaummoliter206_11-2" class="reference"><a href="#cite_note-gaummoliter206-11"><span class="cite-bracket">[</span>11<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Quoi qu’il en soit, après <span class="nowrap">25 années</span> d’exil, André Delachanal choisit de revenir en France où en raison des prescriptions il n’a plus la crainte d’être inquiété pour ses condamnations de <time class="nowrap" datetime="1946-01" data-sort-value="1946-01">janvier 1946</time>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Le_retour_en_France_:_André_Daix_dessinateur_jusqu’à_sa_mort"><span id="Le_retour_en_France_:_Andr.C3.A9_Daix_dessinateur_jusqu.E2.80.99.C3.A0_sa_mort"></span>Le retour en France : André Daix dessinateur jusqu’à sa mort</h3></div>
<p>En 1974, alors que la <a href="R%C3%A9volution_des_%C5%92illets" title="Révolution des Œillets">révolution des Œillets</a> éclate au Portugal, André Delachanal, se sentant menacé, rentre en France. Il reprend son identité originelle et s’installe chez sa fille à <a href="Lyon" title="Lyon">Lyon</a>. Son adhésion aux thèses antisémites ne l’a pas quitté et il renoue avec <a href="Henry_Coston" title="Henry Coston">Henry Coston</a>, un ami antisémite lui aussi collaborateur et auteur d’une œuvre abondante contre les juifs et la franc-maçonnerie. Inquiet à la suite de la défaite des nazis, Coston fuit en Allemagne en <time class="nowrap" datetime="1944-08" data-sort-value="1944-08">août 1944</time>, et est arrêté en 1946 en Autriche. Jugé et condamné à des travaux forcés en 1947, il finit par être gracié en 1952. Henry Coston est, au moment où André Daix est de retour en France, directeur des <i><a href="Lectures_fran%C3%A7aises" title="Lectures françaises">Lectures françaises</a></i>, une revue d’extrême droite. Daix participe à la rédaction de certains articles dès 1974 sous le pseudonyme de Tio Zoé puis par la suite sous sa véritable identité. Le <time class="nowrap" datetime="1976-12-27" data-sort-value="1976-12-27">27 décembre 1976</time> alors qu’il se trouve à Paris, André Delachanal est victime d’un infarctus en pleine rue. Il décède à Vincennes<sup id="cite_ref-20" class="reference"><a href="#cite_note-20"><span class="cite-bracket">[</span>20<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> et est inhumé au <a href="Cimeti%C3%A8re_nouveau_de_Vincennes" title="Cimetière nouveau de Vincennes">cimetière nouveau de Vincennes</a> sous son vrai nom<sup id="cite_ref-sauverd22_17-1" class="reference"><a href="#cite_note-sauverd22-17"><span class="cite-bracket">[</span>17<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Publications">Publications</h2></div>
<ul><li><i>Les Aventures du Professeur Nimbus</i>, Paris, Hachette, 1936.</li>
<li><i>Encore Nimbus !</i>, Paris, Hachette, 1937.</li>
<li><i>Toujours Nimbus !</i>, Paris, Hachette, 1937.</li>
<li><i>Nimbus toujours en vacances</i>, Paris, Hachette, 1938.</li>
<li><i>Nimbus rentre</i>, Paris, Hachette, 1938.</li>
<li><i>Nimbus cent pour cent</i>, Paris, Hachette, 1939.</li>
<li><i>Les Aventures du Professeur Nimbus</i>, Paris, Le Matin, 1943.</li>
<li><i>Les Aventures du Professeur Nimbus</i>, Paris, Le Matin, 1944.</li>
<li><i>Les Aventures du Professeur Nimbus 1934-1940</i> (introduction de Jean-Claude Glasser), Futuropolis, 1985.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Notes_et_références"><span id="Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences"></span>Notes et références</h2></div>
<div class="references-small decimal" style=""><div class="mw-references-wrap mw-references-columns"><ol class="references">
<li id="cite_note-sauverd18-1"><span class="reference-text">Antoine Sausverd & Léonard De Sa, « Aventures et Mésaventures d’André Daix », <i>Le Collectionneur de Bandes Dessinées</i>, printemps 2007, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 110, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 18.</span>
</li>
<li id="cite_note-2"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-2">↑</a> </span><span class="reference-text">Antoine Sausverd & Léonard De Sa, « Aventures et Mésaventures d’André Daix », <i>Le Collectionneur de Bande Dessinée</i>, printemps 2007, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 110, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 19. </span>
</li>
<li id="cite_note-3"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-3">↑</a> </span><span class="reference-text">Jean-Claude Glasser in : Daix André, <i>Les Aventures du Professeur Nimbus 1934-1940</i>, Futuropolis, 1985, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 9. </span>
</li>
<li id="cite_note-gaummoliter577-4"><span class="reference-text">Patrick Gaumer & Claude Moliterni, <i>Dictionnaire mondial de la bande dessinée</i>, Paris, Larousse, 2001, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 577.</span>
</li>
<li id="cite_note-5"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-5">↑</a> </span><span class="reference-text">Julien Baudry & Marie-Pierre Litaudon, « Hachette entre héritage et renouvellement (1920-1960) : comment « faire collection » face au défi des albums « transmédiatiques » ? », <i>Strenæ</i> 11, octobre 2016.</span>
</li>
<li id="cite_note-sauverd20-6"><span class="reference-text">Antoine Sausverd & Léonard De Sa, « Aventures et Mésaventures d’André Daix », <i>Le Collectionneur de Bandes Dessinées</i>, printemps 2007, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 110, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 20. </span>
</li>
<li id="cite_note-beyrand56-7"><span class="reference-text">Alain Beyrand, <i>Hop</i>, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 47, janvier 1990, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 56. </span>
</li>
<li id="cite_note-gaummoliter576-8"><span class="reference-text">Patrick Gaumer & Claude Moliterni, <i>Dictionnaire mondial de la bande dessinée</i>, Paris, Larousse, 2001, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 576.</span>
</li>
<li id="cite_note-9"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-9">↑</a> </span><span class="reference-text">Jean-Claude Glasser<i>in</i> : Daix André, <i>Les Aventures du Professeur Nimbus 1934-1940</i>, Futuropolis, 1985, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 10.</span>
</li>
<li id="cite_note-daix349-10"><span class="reference-text">André Daix, <i>Les Aventures des Fratellini</i>, Ric et Rac, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 349, 16 novembre 1935. </span>
</li>
<li id="cite_note-gaummoliter206-11"><span class="reference-text">Patrick Gaumer & Claude Moliterni, <i>Dictionnaire mondial de la bande dessinée</i>, Paris, Larousse, 2001, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 206.</span>
</li>
<li id="cite_note-12"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-12">↑</a> </span><span class="reference-text">Jean-Paul Cointet, <i>Histoire de Vichy</i>, Paris, Perrin, 2003, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 30. </span>
</li>
<li id="cite_note-13"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-13">↑</a> </span><span class="reference-text">Michel Winock, <i>Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France</i>, Paris, Le Seuil, 1990, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 221. </span>
</li>
<li id="cite_note-14"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-14">↑</a> </span><span class="reference-text">Pascal Ory, <i>Les collaborateurs, 1940-1945</i>, Paris, Le Seuil, 1980, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 26.</span>
</li>
<li id="cite_note-chantage6-15"><span class="reference-text">Dominique Pinsolle, <i>Le Matin, Une presse d’argent et de chantage (1884-1944)</i>, Presses universitaires de Rennes, 2012.</span>
</li>
<li id="cite_note-16"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-16">↑</a> </span><span class="reference-text">Henri Filippini, <i>Dictionnaire encyclopédique des héros et auteurs de BD</i>, Grenoble, Glénat/Opera mundi, 1998-2000, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 96. </span>
</li>
<li id="cite_note-sauverd22-17"><span class="reference-text">Antoine Sausverd & Léonard De Sa, « Aventures et Mésaventures d’André Daix », <i>Le Collectionneur de Bandes Dessinées</i>, printemps 2007, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 110, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 22.</span>
</li>
<li id="cite_note-sauverd23-18"><span class="reference-text">Antoine Sausverd & Léonard De Sa, « Aventures et Mésaventures d’André Daix », <i>Le Collectionneur de Bandes Dessinées</i>, printemps 2007, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 110, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 23.</span>
</li>
<li id="cite_note-beyrand245-19"><span class="reference-text">Alain Beyrand, <i>Catalogue encyclopédique des bandes horizontales françaises dans la presse adulte de 1946 à 1975 de Lariflette à Janique Aimée</i>, Angoulême, Pressibus, 1995, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 245.</span>
</li>
<li id="cite_note-20"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-20">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage">« <a rel="nofollow" class="external text" href="https://deces.matchid.io/id/oRk97QlfZig1"><cite style="font-style:normal;">André Pierre Delachanal</cite></a> », sur <span class="italique">matchid.io</span></span>.</span>
</li>
</ol></div>
</div>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Annexes">Annexes</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Bibliographie">Bibliographie</h3></div>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Ouvrages_relatifs_à_la_bande_dessinée"><span id="Ouvrages_relatifs_.C3.A0_la_bande_dessin.C3.A9e"></span>Ouvrages relatifs à la bande dessinée</h4></div>
<ul><li>Michel Bera, Michel Denni, Philippe Mellot, <i>Trésors de la bande dessinée : BDM. Catalogue encyclopédique</i>, Paris, Éd. de l’Amateur, 2014, <span class="nowrap">1 183 <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr></span></li>
<li>Alain Bayrand, <i>Catalogue encyclopédique des bandes horizontales françaises dans la presse adulte de 1946 à 1975 de Lariflette à Janique Aimée</i>, Angoulême, Pressibus, 1995, <span class="nowrap">960 <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr></span></li>
<li>Henri Filippini, <i>Dictionnaire encyclopédique des héros et auteurs de BD</i>, Grenoble, Glénat/Opera mundi, 1998-2000, <span class="nowrap">731 <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr></span>, p. 606.</li>
<li>Patrick Gaumer, Claude Moliterni, <i>Dictionnaire mondial de la bande dessinée</i>, Paris, Larousse, 2001, <span class="nowrap">877 <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr></span></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Ouvrages_relatifs_au_contexte_politique_français_avant_et_pendant_la_Seconde_Guerre_mondiale"><span id="Ouvrages_relatifs_au_contexte_politique_fran.C3.A7ais_avant_et_pendant_la_Seconde_Guerre_mondiale"></span>Ouvrages relatifs au contexte politique français avant et pendant la Seconde Guerre mondiale</h4></div>
<ul><li>Jean-Paul Cointet, <i>Histoire de Vichy</i>, Paris, Perrin, 2003, <span class="nowrap">368 <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr></span></li>
<li>Pascal Ory, <i>Les collaborateurs, 1940-1945</i>, Paris, Seuil, 1980, <span class="nowrap">331 <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr></span></li>
<li>Dominique Pinsolle, <i>Le Matin, Une presse d’argent et de chantage (1884-1944)</i>, Presses universitaires de Rennes, 2012.</li>
<li>Michel Winock, <i>Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France</i>, Paris, Le Seuil, 1990, <span class="nowrap">476 <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr></span></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Revues">Revues</h4></div>
<ul><li>Julien Baudry, Marie-Pierre Litaudon, « Hachette entre héritage et renouvellement (1920-1960) : comment « faire collection » face au défi des albums « transmédiatiques » ? », <i>Strenæ</i>, <time class="nowrap" datetime="2016-10" data-sort-value="2016-10">octobre 2016</time>.</li>
<li>Alain Beyrand, <i>Hop</i>, <time class="nowrap" datetime="1990-01" data-sort-value="1990-01">janvier 1990</time>, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 47, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr> 56.</li>
<li>Antoine Sausverd, Léonard De Sa, « Aventures et Mésaventures d’André Daix », <i>Le Collectionneur de Bandes Dessinées</i>, printemps 2007, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 110, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <span class="nowrap">18-23</span>.</li>
<li>Antoine Sausverd, Léonard De Sa, « Aux sources du Graphic Novel, André Daix, Sports et BD, Saint-Ogan", <i>Le Collectionneur de Bandes Dessinées</i>, automne 2007, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr> 111.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Liens_externes">Liens externes</h3></div>
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</p>
<ul><li class="mw-empty-elt"></li>
<li><span class="liste-horizontale noarchive"><span class="wd_identifiers">Ressources relatives à la bande dessinée</span> : <ul><li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.bedetheque.com/auteur-7598-BD-.html">BD Gest'</a></li> <li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.lambiek.net/artists/d/daix_andre.htm"><span class="lang-en" lang="en">Lambiek Comiclopedia</span></a></li> <li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.tebeosfera.com/autores/delachanal_andre.html"><span class="lang-en" lang="en"><i>Tebeosfera</i></span></a></li> </ul></span></li>
<li><span class="liste-horizontale noarchive"><span class="wd_identifiers">Ressource relative aux beaux-arts</span> : <ul><li><a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.degruyter.com/view/AKL/_40485930"><span class="lang-en" lang="en">Artists of the World Online</span></a></li> </ul></span></li>
<li><span class="liste-horizontale noarchive"><span class="wd_identifiers">Ressource relative à l'audiovisuel</span> : <ul><li><a class="external text" href="https://wikidata-externalid-url.toolforge.org/?p=345&url_prefix=https://www.imdb.com/&id=nm9209496"><span class="lang-en" lang="en">IMDb</span></a></li> </ul></span> </li>
<li class="mw-empty-elt"></li>
<li><div class="liste-horizontale"><span class="wd_identifiers"><a href="Autorit%C3%A9_(sciences_de_l'information)" title="Autorité (sciences de l'information)">Notices d'autorité</a></span> : <ul><li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://viaf.org/viaf/41858971">VIAF</a></span></li> <li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://isni.org/isni/0000000043803912">ISNI</a></span></li> <li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb120516053">BnF</a></span> (<span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://data.bnf.fr/ark:/12148/cb120516053">données</a></span>)</li> <li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.idref.fr/140608699">IdRef</a></span></li> <li><span class="nowrap uid noarchive"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://id.loc.gov/authorities/no2007038783">LCCN</a></span></li> </ul></div></li></ul>
<ul id="bandeau-portail" class="bandeau-portail"><li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de la bande dessinée</span> </span></li> </ul></div><!--htdig_noindex--><div><div class="zim-footer">
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